L’apprentissage du surf à plus de 30 ans

L’apprentissage du surf à plus de 30 ans

Apprendre le surf passé 30 ans (voire 36) autant vous le dire, ce n’est pas easy ! Mais vous savez ce qu’on dit, il n’y a pas d’âge pour apprendre un sport ou faire quoi ce soit d’ailleurs. La différence avec les enfants c’est qu’on pense beaucoup plus qu’eux !

 

Et on le sait, trop réfléchir peut nous ralentir voire tout stopper !

 

Quelques années après mes débuts, je suis repartie du début en prenant de nouveau des cours de surf à Bali. Ce n’était pas hyper concluant, mais j’ai beaucoup appris sur moi et ma volonté à ne pas lâcher. Je suis donc partie au surfcamp Travel Surf Morocco pour une semaine de cours de surf.

 

Et j’ai beaucoup évolué grâce à un enseignement au top et un spot parfait pour les débutants : la Baie d’Imsouane.

 

Avoir une bonne condition physique pour apprendre le surf

 

Le surf est une discipline physique, on doit ramer, remonter sans arrêt sur la planche après une chute, se lever ou essayer en tout cas, passer les mousses en marchant ou en ramant, se maintenir en équilibre sur la planche et recommencer. Encore et encore. C’est donc hyper physique et si vous ne pratiquez aucun sport, votre corps se fatiguera assez vite.

 

Un fait déjà connu de moi même s’est vérifié lors de ma semaine là bas. Je manque clairement de condition physique et de cardio. Pourtant je fais régulièrement de la natation mais cela ne suffit pas.

 

Ma condition physique était malgré tout un peu mieux qu’à Bali, mes courbatures moins douloureuses en témoignent. Je suis une élève très scolaire, quand on me dit que la session se déroule maintenant, je ne discute pas, j’y vais. Je suis donc les exercices d’échauffement à la lettre.

 

Vive les longboards pour apprendre le surf après 30 ans !

 

Le secret pour tenir lors d’une session de surf ? La respiration.

 

La respiration est la clé pour ne pas souffler comme une petite vache après 15 coups de rame ! Se concentrer sur sa respiration permet de bien gérer son énergie et sa puissance ! Conseil de Younès le yogi 🙂 J’étais donc concentrée cela : respirer par le nez, souffler par la bouche.

 

Et vous savez quoi ? Bien respirer ça marche !

 

Il faut également ne pas négliger l’échauffement en tout début de session. Travailler les bras, les épaules, et l’ouverture de hanches ! Et bien sûr un peu de cardio en trottinant !

 

Et à l’eau alors ? Training également ?

 

Et bien oui, une fois dans l’eau avec sa board à côté de soi, on fait également son training. Et on n’avance pas contre les mousses comme on marche dans la rue. Non, on fait de grand pas ce qui nous permet d’être mieux ancré dans l’eau et de travailler tous les muscles du corps profondément !

Le jour où j’en ai chié et eu envie de lâcher

 

Cette satané phase de “ça m’emmerde, j’en ai ma claque, j’ai mal aux bras, j’arrête ça me saoule” je l’ai eu. Ca s’est vu comme Laura l’a vue quand j’étais à Bali et comme Younes l’a vu ce fameux jeudi après midi.

 

La solution au ras le bol ? Continuer !!

 

Je ne voulais pas abandonner la veille de mon départ même si mon corps était épuisé ! J’avais mal aux bras, j’étais essoufflée et mon cerveau était au taquet ! Mais surtout, il y avait cette voix qui hurlait sans cesse à mes oreilles :

 

Arrête, t’es naze, t’arrives à rien ! Sors de l’eau.

 

J’ai donc, comme à Bali, continuer. J’étais naze, j’avais mal aux bras, je n’arrivais pas à me mettre debout et mon cerveau s’emballait. Le plaisir fuyait avec les mousses. J’ai donc eu cette phase critique de vouloir abandonner. Younès l’a vu dans mon regard mais je suis têtue, alors hors de question que je lâche. J’ai donc continué.

 

On ressemble à un petit cachalot mais on en s’en fout, c’est ça apprendre le surf passé 30 ans

 

A 36 ans, on réfléchit beaucoup trop (même si on ne le veut pas)

 

Il est important de mettre son cerveau en pause quand c’est notre petite voix qui parle. Avant d’aller à l’eau j’observais les vagues et même si je les adore, j’avais toujours une petite appréhension. Appréhension de ne pas y arriver, de me fatiguer, d’être nulle et d’être déçue !

 

Super ma poule comme motivation !

 

Vous devez sortir de l’eau uniquement lorsque vous voyez que vous n’arrivez plus à monter sur votre planche, et que vous n’arrivez plus à essayer de vous lever. Là votre corps vous dit stop et vous sortez.

 

Le cerveau ou en tout cas les pensées positives doivent rester au surf camp. La seule chose qui vient avec vous, c’est votre motivation et surtout, vous écoutez votre prof. Vous vous concentrez sur ses conseils et une fois à l’eau on applique ses conseils !

 

Et surtout on kiffe l’instant présent !

 

On n’a pas à être déçu de ce qu’on entreprend surtout une discipline comme le surf où c’est assez ingrat il faut bien le dire. Vous vous rendrez compte que vous apprendrez dans chaque session. La session où je n’arrivais pas vraiment à me mettre debout était frustrante sur le coup.

 

Mais une fois hors de l’eau, je me suis aperçue de ce que j’avais réussi et qui n’était pas ce à quoi je m’attendais. Et ça c’est hyper important. Apprendre le surf prend du temps, on est patient, et on profite et on s’amuse ! C’est la meilleure façon d’évoluer !




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